Nadia Chahed
18 Juin 2017•Mise à jour: 18 Juin 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Treize personnes ont trouvé la mort à l'issue d'affrontements entre les Forces armées congolaise (Fardc) et des miliciens dans l'Est de la République démocratique du Congo ( RDC), a appris Anadolu, dimanche, auprès d'un responsable militaire local.
Un soldat et douze miliciens ont été tués, samedi, dans des affrontements entre l’armée congolaise et une milice locale entre les villes de Beni et Butembo dans le Nord de la province du Nord-Kivu (Est), a indiqué à Anadolu, le capitaine Mak Hazukay porte-parole de l’armée pour l’opération Sukola1 ( lancée pour combattre les groupes armés dans l'Est).
Les affrontements se sont déclenchés tôt dans la matinée de samedi dans la localité de Kabasha ( entre Beni et Butembo) et ont duré toute la journée jusque tard dans la soirée, selon la même source.
L'armée est parvenue à maîtriser la situation et à rétablir le trafic entre les villes de Beni et Butembo, a ajouté le responsable militaire sans donner plus de détails sur l'identité des miliciens.
Contacté par Anadolu, Gilbert Kambale, président de la société civile de Beni a, pour sa part, indiqué qu'il s'agit de miliciens Maï-Maï.
Face aux violents affrontements, les habitants de la localité de Kabasha ont fui vers les villes voisines, a précisé la même source qui craint de nouveaux assauts de ces miliciens dans la région.
L'Est de la RDC est depuis une vingtaine d'années le théâtre de violences meurtrières dues à la présence de dizaines de groupes armés aussi bien locaux qu'étrangers.
Dimanche dernier, plus de 930 prisonniers s'étaient évadés après une attaque de la prison de Kangbayi à Beni par des individus armés non identifiés.
« Maï-Maï » est un terme général qui désigne des groupes armés « d’autodéfense » ethniques sévissant dans l’Est de la RDC.
Constitués depuis la deuxième guerre du Congo (1998-2003) pour combattre les troupes et rebellions étrangères sur le sol congolais, ces derniers avaient été armés par le pouvoir qui s'est retrouvé, ensuite, dans l'impossibilité de les désarmer et de les neutraliser.