Wejden Jlassi
13 Septembre 2021•Mise à jour: 14 Septembre 2021
AA/Tunis
-Tunisie : Pétition en ligne rejetant le "coup d'Etat contre la Constitution" (AA)
Plus d'une centaine de personnalités publiques tunisiennes ont signé, dimanche, une pétition en ligne soulignant le rejet de toute tentative de "remise en cause de la Constitution."
Depuis samedi soir jusqu'à dimanche 14h30 (GMT), 103 personnalités ont signé la pétition publiée sur Facebook, dont des députés, des professeurs d'université, des militants des droits de l'homme et des activistes politiques. L'appel à la signature de la pétition est toujours ouvert.
Parmi les signataires de la pétition figurent Yamina Zoghlami (députée du parti Ennahdha), Yadh Loumi (député indépendant), Oussama Khelifi (député du parti Qalb Tounes), le militant politique Abdelhamid Jelassi, et le professeur de droit constitutionnel "Jaouhar Ben M' barek".
-Tunisie : Deux partis refusent la suspension de la Constitution (AA)
Deux partis tunisiens ont annoncé, dimanche, leur rejet de toute tentative de suspension de la Constitution par le Président du pays, Kaïs Saïed.
C'est ce qui ressort de deux communiqués publiés par le parti "la Volonté Populaire" ex "Al Mahaba" (centre - un député sur 217) et le "Parti républicain" (centre - non représenté au parlement).
Le parti "La Volonté Populaire" a déclaré : "Nous exprimons notre total rejet de toute tentative du Président de la République, Kaïs Saïed, de modifier la Constitution du pays sans respecter les mécanismes définis par celle-ci."
Le parti a réitéré sa condamnation des "mesures annoncées par Saïed le 25 juillet, qui, selon lui, constituent un coup d'État contre la Constitution et une entorse à la légitimité.
Ce jour-là, Saïed a décidé de geler les prérogatives du Parlement, de lever l'immunité de ses députés, de prendre la tête du ministère public et de limoger le Premier ministre. Il a ainsi décidé d'assumer lui-même les responsabilités de l'Exécutif, avec l'aide d'un gouvernement dont il nommera le chef.
Le parti a appelé Saïed à renoncer aux orientations dangereuses qu'il a données au pays depuis le 25 juillet.
-Covid-19 / Tunisie : 1 319 nouvelles contaminations et 17 décès (AA)
Le ministère tunisien de la Santé a annoncé, dimanche, avoir enregistré 1 319 nouvelles contaminations à la Covid-19 sur un total de 10 477 tests de dépistage effectués le 10 septembre 2021, portant ainsi le bilan total des infections à 685 019, soit un taux de positivité de 12,59%.
La Tunisie déplore 17 décès et recense 5 420 nouvelles guérisons, portant le nombre total des décès à 24 205 et celui des rémissions à 661 607.
Quelque 2 289 patients, dont 454 en réanimation et en soins intensifs et 102 autres placés sous respirateurs artificiels, sont admis dans les hôpitaux publics et les cliniques, après avoir enregistré 23 nouvelles hospitalisations, le 10 septembre.
Concernant le processus de vaccination, le nombre d’inscrits sur la plateforme nationale de vaccination contre le coronavirus, evax.tn, s’est élevé à 6 057 151 personnes.
-Tunisie : Une chaîne humaine sur toute la bande côtière de la banlieue sud pour dénoncer la pollution du milieu marin (TAP)
Une chaîne humaine a été déployée, dimanche, sur toute la bande côtière de la banlieue sud de la capitale tunisienne, appelant à stopper l'évacuation des eaux polluées de l'Office national de l'assainissement (ONAS) et des unités industrielles vers la mer.
L'activiste Donia Zed Tounsi a souligné que la pollution du milieu marin au niveau de la banlieue sud de la capitale a atteint des niveaux dangereux constituant une catastrophe naturelle qui a défiguré le paysage maritime.
De son côté, le président de la municipalité d'Ezzahra (Gouvernorat de Ben Arous), Mohamed Rayen Hamzaoui a appelé les structures concernées à intervenir en urgence pour sauver les écosystèmes marins, combattre la pollution, trouver des solutions au problème d'assainissement sanitaire dans la région et redonner vie aux plages de la banlieue sud de la capitale.
Cette campagne a permis de mobiliser un grand nombre d'habitants de la banlieue ayant participé à la formation d'une chaîne humaine tout au long des plages de Radès, Ezzahra, Hammam-Lif et Hammam Chott (Gouvernorat de Ben Arous).