Amarana Malga
01 Juillet 2026•Mise à jour: 01 Juillet 2026
Au moins 12 personnes ont perdu la vie et près de 500 autres ont été secourues à la suite des violentes inondations provoquées par les fortes pluies qui ont frappé plusieurs secteurs de la région du Grand Accra, a confirmé le Service national des pompiers du Ghana (GNFS).
Selon le GNFS, les équipes de secours sont mobilisées sans relâche depuis le début des intempéries dimanche.
Lors d'une intervention mardi sur les ondes de Joy FM, le porte-parole du service, Alex King Nartey, a indiqué que près de 500 personnes avaient été secourues entre dimanche et lundi, dont environ 105 à Tse Addo et près de 300 dans la zone d'Odawna.
Intervenant mardi devant le Parlement, le ministre de l'Intérieur, Mohammed-Mubarak Muntaka, a affirmé que le Ghana avait enregistré en juin 2026 "593,2 millimètres de précipitations", soit "le niveau le plus élevé jamais enregistré dans l'histoire de notre pays en un seul mois".
Le ministre a précisé que les pluies de lundi ont atteint "169,2 millimètres", ce qui constitue "le quatrième plus grand volume de pluie enregistré en une seule journée depuis 1995", selon les données de l'Agence météorologique du Ghana.
Il a rappelé que le précédent record mensuel remontait à 2002 avec 420,6 millimètres de pluie, devant celui de 2015 qui s'élevait à 380,3 millimètres.
Mohammed-Mubarak Muntaka a estimé que les activités humaines, notamment le déversement de déchets dans les systèmes de drainage et les constructions sur les cours d'eau, avaient aggravé les conséquences des inondations.
Il a toutefois souligné que l'ampleur exceptionnelle des précipitations aurait probablement provoqué des inondations même avec des infrastructures de drainage correctement entretenues.
Qualifiant ces inondations de l'une des catastrophes naturelles les plus graves qu'ait connues le Ghana ces dernières années, le ministre a assuré que le gouvernement poursuivait sa coordination avec les services d'urgence afin d'apporter une assistance aux populations sinistrées et de renforcer les dispositifs de prévention et de résilience face aux catastrophes.