AA/ Ankara / Ali Demir, Totko Shann
La syrie a marqué en mars 2014, le quatrième anniversaire de sa révolution. Mais le sang n’a pas cessé de couler durant les trois ans. Entre le 18 mars 2011, où la première goutte de sang a coulé et le 17 mars 2014, 124 927 syriens ont péri.
En l'espace de trois ans, plus de deux millions de maisons ont été détruites. Tandis que 553 000 citoyens se sont transformés en réfugiés, dans des pays voisins.
En une seule année (2013), 105 721 civils ont été tués dans des affrontements opposant le régime de Bachar Al-Assad à l’opposition. Parmi les victimes figurent 14 144 enfants et 12 935 femmes, a souligné un rapport de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) indiquant qu’en moyenne 6 Syriens meurent par heure.
Le rapport indique que 1037 Syriens ont été tués, au cours de la meme période, par des groupes soupçonnés d’etre liés à Al-Qaida.
Dans le Yarmouk (sud de Damas), la politique de la faim a tué 128 Syriens, souligne la Commission générale de la révolution syrienne (CGRS).
La CGRS révèle, à titre de précision, que 200 personnes (soit à peu près le double) ont péri, depuis juillet 2013, dans le camp de réfugiés de Yarmouk. Plus que la moitié est morte de faim dans ce camp assiégé par les forces du régime.
Quatre mille Syriens ont péri dans une série d'explosions de deux mille cinq cents barils explosifs, a souligné le rapport de l’OSDH précisant que les régions les plus exposées aux bombardements sont celles qui sont soumises au contrôle de l’opposition..
Le rapport indique que 962 000 Syriens ont fui vers le Liban et 634 000 en Turquie, tandis que l'Egypte a accueilli un nombre inférieur de réfugiés (estimé de 300 000).
Le document de l'OSDH souligne que plus de 4 millions d'enfants, en Syrie, ont besoin de l’aide.