Serap Doğansoy
28 Septembre 2026•Mise à jour: 28 Septembre 2026
Les forces de l’ordre ont procédé à 164 interpellations lundi lors des blocages et rassemblements aux abords de lycées en France, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Il a fait état de douze membres des forces de l’ordre, huit personnels de l’Éducation nationale, dont trois chefs d’établissement, et une douzaine de lycéens blessés.
Au total, 180 établissements ont été concernés par la mobilisation, selon le ministre. Ce bilan ne précise pas combien ont été effectivement bloqués.
Nuñez a qualifié les incidents de « violences urbaines », estimant qu’il ne s’agissait « pas d’une contestation habituelle ».
« Des individus étaient cagoulés, équipés de projectiles et voulaient manifestement en découdre avec les forces de sécurité intérieure », a-t-il déclaré.
Le mouvement a débuté la semaine dernière en Île-de-France. Les lycéens mobilisés dénoncent notamment des classes surchargées, l’absence de professeurs et le manque de personnels dans les établissements.
À Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, des heurts ont eu lieu lundi aux abords du lycée Paul-Éluard. Des policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes et procédé à des interpellations, tandis que des tirs de mortiers d’artifice et de projectiles ont visé les forces de l’ordre.
L’Union syndicale lycéenne (USL) appelle à étendre les blocages mardi à l’ensemble du pays, à l’occasion d’une journée de mobilisation nationale dans la fonction publique. Son président, Ryad Rani, affirme que les problèmes dénoncés par les élèves dépassent l’Île-de-France.