Ashoor Jokdar
05 Juillet 2018•Mise à jour: 05 Juillet 2018
AA/ La Haye
La Cour pénale internationale (CPI ) a émis, jeudi, un deuxième mandat d'arrêt à l'encontre de Mahmoud Mustafa Busayf Al-Werfalli, un chef des forces du parlement de Tobrouk en Libye, sous la direction de Khalifa Hafter.
La CPI a indiqué, dans un communiqué qu’il y a « des motifs raisonnables de croire que Mahmoud Al-Werfalli a directement commis des meurtres en tant que crime de guerre dans le cadre d'un huitième incident qui a eu lieu le 24 janvier 2018, lors duquel Mahmoud Al-Werfalli aurait exécuté par balle 10 personnes devant la mosquée Bi'at al-Radwan à Benghazi (Libye) ».
« Ce deuxième mandat d'arrêt vient s'ajouter au premier mandat d'arrêt délivré le 15 août 2017 par la Chambre préliminaire I à l'encontre de Mahmoud Al-Werfalli pour sa responsabilité présumée pour avoir directement commis et ordonné la commission de meurtres en tant que crime de guerre dans le contexte de sept incidents, concernant 33 personnes, qui se sont produits du 3 juin 2016, ou avant cette date, au 17 juillet 2017, ou vers cette date, à Benghazi ou dans les alentours, en Libye », a précisé le communiqué.
Des enregistrements vidéos diffusés précédemment sur les réseaux sociaux ont montré Al-Werfalli exécutant 10 personnes menottées à Benghazi, dans l'est de la Libye.
C’est dans ce contexte que la mission de soutien de l'ONU en Libye, avait appelé le 25 janvier les forces de Haftar à remettre Mahmoud Al-Werfalli à la Cour pénale internationale.