AA / Tunis / Fatma Ben Amor
*Inde-Pakistan
Le Pakistan confirme un bilan de 31 morts suite à l'attaque indienne aux missiles et des tirs transfrontaliers
L'armée pakistanaise a confirmé, mercredi, qu’au moins 31 personnes avaient été tuées à la suite de l'attaque indienne aux missiles et des tirs transfrontaliers le long de la ligne de contrôle (LoC), frontière de facto entre les deux pays.
Le nombre de blessés est quant à lui passé de 46 à 57, a précisé le porte-parole de l’armée, le lieutenant-général Ahmed Sharif Chaudhry, lors d’une conférence de presse tenue dans la soirée.
L’Inde avait annoncé, mardi soir, le lancement de "l’opération Sindoor", affirmant avoir ciblé "des infrastructures terroristes" à neuf emplacements situés au Pakistan.
Cette montée des tensions entre les deux puissances nucléaires intervient dans le sillage de l’attaque du 22 avril à Pahalgam, dans le Cachemire indien, qui a coûté la vie à 26 personnes.
L’Inde a imputé l’attaque au Pakistan, évoquant des liens transfrontaliers. Islamabad a démenti toute implication et a réclamé l’ouverture d’une enquête indépendante.
*Bande de Gaza
Le bilan des victimes de la guerre génocidaire israélienne grimpe à 52 653 morts
Au moins 38 Palestiniens ont été tués par les attaques israéliennes contre la bande de Gaza au cours des dernières 24 heures, portant le bilan des victimes de la guerre génocidaire israélienne, depuis le 7 octobre 2023, à 52 653 morts, a déclaré le ministère de la Santé local, mercredi.
Selon un communiqué du ministère, 145 autres blessés ont été transférés dans des hôpitaux, ce qui porte le nombre de blessés par les attaques israéliennes à 118 897.
"Plusieurs victimes sont toujours ensevelies sous les décombres et jonchent les routes, les ambulances et les équipes de la protection civile n'étant pas parvenues à les atteindre", est-il rapporté.
L'armée israélienne a repris ses attaques contre la bande de Gaza le 18 mars. Depuis lors, elle a tué 2 545 personnes et en a blessé près de 6 856 autres, en dépit d'un accord de cessez-le-feu et d'échange de prisonniers entré en vigueur en janvier dernier.
*Vatican
Le conclave s’ouvre pour élire un nouveau pape
Poursuivant une tradition vieille de plusieurs siècles, un conclave s’est réuni mercredi au Vatican pour élire le 267e chef de l’Église catholique, en remplacement du pape François, décédé le mois dernier.
La journée a commencé par une messe à la basilique Saint-Pierre du Vatican, présidée par le cardinal Giovanni Battista Re, qui avait également dirigé le conclave ayant élu le pape François en 2013.
Vers 15h15, heure locale (13h15 GMT), les 133 cardinaux électeurs se sont rassemblés dans la chapelle Pauline avant de former une procession en direction de la chapelle Sixtine, où se tient le conclave.
Toutes les procédures de vote se dérouleront exclusivement dans la chapelle Sixtine du palais apostolique du Vatican, qui sera entièrement fermée jusqu’à la fin de l’élection.
Pour élire un nouveau pape, une majorité des deux tiers des électeurs présents est requise.
*Algérie-France
Tebboune qualifie les Massacres du 8 mai 1945 de "pires crimes contre l'humanité" de l'ère contemporaine
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a qualifié, mercredi, les massacres commis par le colonialisme français, le 8 mai 1945 en Algérie, de « pires crimes contre l'humanité », assurant que son pays «n'acceptera jamais que le dossier de la mémoire soit oublié ou renié ».
Dans un message adressé aux Algériens à la veille de la commémoration du 80e anniversaire de ces massacres, qui ont coûté la vie à 45 000 algériens, selon les autorités algériennes, Abdelmadjid Tebboune a rappelé d’emblée le «caractère décisif du soulèvement du peuple algérien ».
Un soulèvement qui, a-t-il insisté, « a porté les luttes du mouvement national au fil des décennies et qui l’a transformé en une lutte armée, devenue inévitable pour se débarrasser d’un colonialisme sanglant, dont l’histoire de l’humanité a retenu plus d’un siècle de violations horribles contre le peuple algérien ».
*France-Syrie
Ahmed Al-Charaa depuis l’Élysée : "La sécurité des Syriens est notre première priorité"
"La sécurité des Syriens est notre première priorité", a souligné le président syrien Ahmed Al-Charaa lors d’une conférence de presse conjointe avec Emmanuel Macron, mercredi à l’Élysée.
Le chef de l’État syrien a déclaré que "rien ne justifie que les sanctions soient maintenues" à l’encontre de la Syrie.
"Nous avons parlé avec le président Macron de la reconstruction", a-t-il ajouté.
Par ailleurs, Al-Charaa a dénoncé les accusations mensongères contre son gouvernement, lui attribuant des violences interconfessionnelles en Syrie, a-t-il regretté.
Emmanuel Macron a, de son côté, exhorté Ahmed Al-Charaa à "tout mettre en œuvre pour assurer la protection de tous les Syriens sans exception, quelles que soient leur origine, leur religion, leur confession, leurs opinions".
Il lui a également demandé de "s’assurer que les auteurs" des récentes violences interconfessionnelles, visant notamment des membres des communautés druze et alaouite, soient "poursuivis et jugés".
*France-Allemagne
Macron et Merz annoncent un conseil de sécurité et de défense franco-allemand
Emmanuel Macron et Friedrich Merz ont annoncé la création prochaine d’un « conseil de sécurité et de défense franco-allemand » lors d’une conférence de presse conjointe à l’Élysée, ce mercredi 7 mai.
Le chef d'État français et le nouveau Chancelier allemand ont précisé que ce nouvel organe visera à renforcer la coopération bilatérale dans les domaines de la sécurité et de la défense, dans un contexte marqué par l’instabilité géopolitique, notamment en Ukraine. « Ce conseil se réunira régulièrement pour apporter des réponses opérationnelles à nos défis stratégiques communs », a indiqué Emmanuel Macron, évoquant également un « programme franco-allemand d’innovation de défense ».
Friedrich Merz a rappelé que « tous les États membres européens devront augmenter leurs dépenses de défense pour combler les déficits en matière de capacités militaires » et a confirmé un soutien commun à la stratégie de la Commission européenne en ce sens.
*Mali
Le président de la transition suspend les activités des partis politiques
Le président de la transition du Mali, le général d'armée Assimi Goïta, a décidé, mercredi, de suspendre "jusqu’à nouvel ordre" les activités des partis politiques et des associations à caractère politique et de toutes les organisations à caractère politique sur toute l’étendue du territoire, selon un décret présidentiel lu à la télévision nationale.
"Sont suspendues jusqu'à nouvel ordre pour raisons d'ordre public les activités des partis politiques et les activités à caractère politique des associations sur toute l'étendue du territoire national", a-t-on annoncé dans le décret.
Cette mesure intervient alors que les partis politiques ont appelé à un nouveau rassemblement ce vendredi 9 mai, pour protester contre la dissolution et l'abrogation de la charte des partis politiques, mais aussi pour exiger la fin de la transition et le retour à l'ordre constitutionnel.
Pour rappel, en avril 2024, les autorités de la transition du Mali avaient suspendu "jusqu’à nouvel ordre" les activités des partis politiques et des associations à caractère politique sur toute l’étendue du territoire, évoquant des "raisons politiques et sécuritaires".
news_share_descriptionsubscription_contact
