Beyza Binnur Donmez
06 Août 2026•Mise à jour: 06 Août 2026
Le président de l’enclave espagnole de Ceuta, située en Afrique du Nord, a appelé jeudi l’Union européenne à renforcer la protection de la frontière avec le Maroc, réclamant davantage de personnel et de moyens à la suite de la récente crise migratoire.
S’exprimant lors d’une réunion extraordinaire de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures du Parlement européen, Juan Jesús Vivas a affirmé, selon l’agence EFE, que la frontière de Ceuta est « la frontière de tous » et qu’elle mérite une protection accrue.
« Notre population se sent triste, démunie, inquiète, angoissée et préoccupée », a déclaré M. Vivas. « Ces craintes sont légitimes, car il est inévitable de se demander si une telle situation pourrait se reproduire et conduire à un point de non-retour. »
Le responsable a exhorté les institutions européennes à renforcer la frontière en mobilisant « davantage de ressources humaines et matérielles », estimant que les récents événements avaient ravivé les inquiétudes des habitants quant à la sécurité et à l’avenir de l’enclave.
Cette réunion extraordinaire, organisée par visioconférence, visait à examiner la situation à Ceuta après une récente vague d’entrées irrégulières de migrants en provenance du Maroc voisin.
Ces déclarations interviennent deux jours après que le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a indiqué que plus de 70 000 des quelque 72 000 personnes entrées à Ceuta le 30 juillet avaient déjà quitté l’enclave.
Selon le ministre, les autorités poursuivent les procédures visant à régler la situation des personnes qui demeurent sur place.
*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani