Amir Latif Arain
11 Août 2026•Mise à jour: 11 Août 2026
AA / Islamabad – Pakistan
Les États-Unis et l’Iran sont proches d’un accord sur le détroit d’Ormuz, malgré leurs positions fermes concernant le bras de fer qui perdure, a déclaré mardi le ministre pakistanais de la Défense.
Khawaja Asif a déclaré à Bloomberg que Washington et Téhéran étaient « proches d’une sorte d’accord » concernant le détroit, dont la quasi-fermeture constitue le principal point de blocage ayant empêché la reprise des négociations entre les deux parties belligérantes.
Ces déclarations interviennent alors que le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, rencontre actuellement les dirigeants iraniens à Téhéran, dans le cadre des nouveaux efforts d’Islamabad visant à résoudre le bras de fer autour d’Ormuz et à permettre ensuite la reprise des négociations au point mort.
Une source gouvernementale pakistanaise a déclaré à Anadolu que Naqvi présenterait « de nouvelles propositions » aux dirigeants iraniens afin de résoudre le bras de fer, qui continue de peser sur l’économie et le commerce mondiaux.
La source n’a toutefois pas donné de détails sur ces nouvelles propositions.
Naqvi, ainsi que le Premier ministre Shehbaz Sharif et le chef de l’armée, le maréchal Asim Munir, participent activement au processus de médiation.
Asif a également déclaré que « les choses évoluent en faveur de la paix », sans toutefois fournir de détails sur une quelconque avancée.
« Les signaux observés au cours des deux ou trois derniers jours indiquent que nous sommes proches d’une sorte d’accord », a-t-il ajouté.
Un porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères a déclaré mardi que les discussions entre l’Iran et Oman concernant la réouverture d’Ormuz à une partie du trafic maritime étaient à un « stade avancé ».
Les États-Unis et l’Iran ont signé un protocole d’accord le 17 juin et entamé des négociations en vue d’un accord final. Toutefois, les discussions ont par la suite été suspendues en raison de désaccords concernant les garanties de sécurité et la liberté de navigation à travers Ormuz, l’une des routes les plus stratégiques au monde pour l’approvisionnement énergétique et le commerce mondiaux.
Du 8 au 24 juillet, les États-Unis et l’Iran ont échangé des frappes militaires, Washington lançant des attaques contre des cibles situées en Iran, tandis que Téhéran ripostait en frappant ce qu’il décrivait comme des installations et des équipements militaires américains dans plusieurs pays arabes, notamment la Jordanie, Bahreïn et le Koweït.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz