Abderraouf Arnaout
16 Mai 2016•Mise à jour: 17 Mai 2016
AA/ Al Qods / Abderraouf Arnaout
Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu et son ministre de la Défense, Moshe Ya’alon, ont convenu, dans une déclaration commune, lundi de la «subordination des militaires aux ordres de la direction politique », soulignant que les officiers de l’armée sont «libres d'exprimer leurs opinions lors des réunions appropriées».
C’est ce qui ressort d'un communiqué publié, lundi, par le bureau de Netanyahu, à l’issue d’une réunion avec Ya'alon.
Le Premier ministre israélien avait convoqué son ministre de la Défense, après que celui-ci ait appelé, dimanche soir, lors d’une réception au siège du ministère de la Défense à Tel-Aviv, les responsables militaires à «dire honnêtement tout ce qu'ils souhaitent, même si leurs propos ne sont pas en ligne avec les positions du haut commandement militaire ou politique».
Selon le communiqué, il apparait que Ya’alon a admis la position de Netanyahu, qui refuse l’ingérence de l’armée dans la vie politique.
"Il n'y a pas d'objection, et il n'y en pas eu, sur le fait que l'armée est soumise aux ordres de la direction politique, et les officiers sont libres d'exprimer leurs opinions aux réunions appropriées", a souligné la déclaration conjointe, dont Anadolu a eu copie.
Le bureau du Premier ministre n'a pas précisé dans son communiqué, le lieu où s’est tenue la réunion, ni sa durée.
Un différend avait éclaté entre Netanyahu et Ya'alon au sujet des déclarations faites par le chef d’Etat-major adjoint, Yair Golan, qui avait comparé, lors de la commémoration du Holocauste, au mois de mai courant, «ce qui se passe actuellement en Israël, à ce qui est arrivé en Allemagne il y a des décennies».
Le ministre de la Défense avait publiquement défendu le droit de Golan à s’exprimer, alors que Netanyahu avait fustigé ce dernier pour ses déclarations.
Le Premier ministre israélien a, pour sa part, réitéré ses critiques à l’égard des déclarations de Golan, affirmant qu’il maintient sa position sur la question, et considère que « la comparaison avec l'Allemagne nazie est inappropriée », soulignant qu’elle a causé « des dommages à Israël sur la scène internationale ».
La radio publique israélienne a noté, lundi matin, que le différend s’est aggravé parce que Ya’alon craint que Netanyahu ne veuille le limoger de son poste, en faveur du dirigeant du parti « Israel Beytenou », l’ancien ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman.
Moshe Ya’alon est l’une des plus importantes personnalités du parti Likoud (droite), dirigé par Netanyahu.