Esma Ben Said
14 Avril 2018•Mise à jour: 15 Avril 2018
AA / Pascal Mulegwa
Le premier ministre Canadien Justin Trudeau a approuvé samedi la décision des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la France de mener des frappes concertées contre le régime de Bachar al-Assad en Syrie.
Les frappes concertées ont été lancées samedi contre le régime d’al-Assad, une semaine après l'attaque chimique présumée du 7 avril à Douma, dernier bastion de l’opposition dans la Ghouta orientale de Damas, qui avait fait au moins 78 civils tués et des centaines d’autres blessés,dans cette attaque, selon les Casques blancs.
Le chef de l’exécutif canadien a soutenu dans un communiqué émis depuis Lima, où il assiste au sommet des Amériques, "la décision des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France de prendre des mesures pour diminuer la capacité du régime de lancer des attaques par armes chimiques contre ses propres citoyens".
"Le Canada condamne avec la plus grande fermeté l'usage d'armes chimiques dans l'attaque perpétrée la semaine dernière dans la Ghouta orientale, en Syrie" a ajouté Trudeau affirmant continuer "de travailler avec nos partenaires internationaux pour mener des enquêtes plus approfondies sur l'emploi d'armes chimiques en Syrie".
"Il faut traduire en justice les responsables de ces gestes", a-t-il insisté.
La centaine de missiles de croisière dont des missiles américains Tomahawk lancées samedi n’a fait "aucune victime" civile ou militaire, a déclaré lors d’un point de presse le chef opérationnel principal de l'état-major russe, le général Sergueï Roudskoï.
Irritée par les frappes de la coalition occidentale, la Russie compte désormais étudier la possibilité d'une livraison de systèmes antiaériens modernes au régime al-Assad et ses alliés, a laissé entendre Roudskoï.