AA/ Ahmed El Masri
L’Emir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, et le président français, Emmanuel Macron, ont réitéré, jeudi, leur appel à une solution à la crise du Golfe à travers le dialogue et dans le cadre de la médiation koweïtienne, selon l’agence de presse qatarie.
Ceci intervient lors des discussions officielles tenues entre les deux dirigeants, au Cabinet princier, dans la capitale qatarie, à la suite de l'arrivée de Macron à Doha, selon la même source.
Les deux dirigeants ont également discuté de la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël et du transfert de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à la ville Sainte, ainsi que des répercussions de cette décision sur la sécurité et la stabilité dans la région du Moyen-Orient.
Le vice-émir du Qatar, cheikh Abdallah ben Hamad Al Thani, et plusieurs ministres et responsables des deux côtés ont participé, également à la réunion.
L’émir du Qatar et le Président français, ont discuté, au cours de la réunion, des moyens de renforcer et d’entretenir de meilleures relations de coopération entre les deux pays, et de développer les liens bilatéraux dans divers domaines, selon la même source.
Le sujet "de la crise du Golfe et du siège imposé à l'Etat du Qatar" a été, également, abordé, lors de la réunion, rapporte l’agence de presse qatarie.
L’Emir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, et le Président français, Emmanuel Macron, cités par la même source, ont réitéré, à cet égard, leur appel à une solution à la crise du Golfe, à travers le dialogue et dans le cadre de la médiation koweïtienne.
Les deux dirigeants ont, également, échangé leurs points de vue sur la situation en Palestine, en Syrie, au Yémen, en Libye, en Irak et sur plusieurs questions d'intérêt commun.
Les efforts consentis par Doha et Paris, dans la lutte contre le terrorisme, ont, également, été passés en revue dans le cadre des efforts régionaux et internationaux pour faire face à ce phénomène, assécher ses sources financières et s'attaquer à ses causes.
Macron était arrivé, jeudi matin, à Doha, pour une première visite officielle depuis son arrivée au pouvoir en mois de mai dernier.
La visite de Macron survient un jour après que le président américain Donald Trump avait annoncé la reconnaissance de l’Administration américaine, de Jérusalem comme capitale d'Israël.
L’Emir du Qatar a déclaré, à cet égard, que "Cette mesure compliquerait davantage la situation au Moyen-Orient et affecterait négativement la sécurité et la stabilité dans la région".
Pour sa part, le président français, Emmanuel Macron a déclaré que la décision de Trump est « regrettable et contraire au droit international » appelant à « éviter la violence ».
Macron a indiqué, lors d'une conférence de presse, tenue, mercredi, dans la capitale algérienne, que "la décision unilatérale de Trump compliquerait la situation dans la région du Moyen-Orient".
A noter que le président français, Macron, avait appelé les parties de la crise du Golfe à "lever le siège" imposé au Qatar et à son peuple dès que possible, et ce lors de sa rencontre avec l’Emir qatari, Al Thani, tenue à Paris, à la mi-septembre dernier.
Il avait exprimé, en cette occasion, l’aspiration de la France de "jouer un rôle efficace compatible avec la médiation koweïtienne afin de trouver une solution rapide à la crise actuelle".
La crise du Golfe s’est déclenchée le 5 juin dernier lorsque l'Arabie saoudite, les Émirats Arabes Unis, le Bahreïn et l'Égypte avaient rompu leurs liens, notamment économiques et de transport, avec le Qatar, l’accusant de « soutien au terrorisme», ce que Doha avait depuis nié, dénonçant des campagnes de « mensonges et de dénigrements » et « des tentatives de lui imposer une tutelle».