AA/ Kigali/ Henri Demarie
"Des avancées notables ont été réalisées par le Rwanda en matière de lutte contre la corruption", a déclaré à Anadolu, Bernadette Kanzayire, chargée de la prévention et de la lutte contre l'injustice au sein de l'Office de l'Ombudsman (structure étatique chargée de la politqiue nationale anti-corruption).
Un constat corroboré par le dernier rapport (2014) de l'Organisation Transparency International, qui classe le Rwanda premier en Afrique de l'Est, cinquième sur le continent africain et 51ème à l'échelle mondiale (sur 175 pays) en matière de lutte contre la corruption.
"Nous devons toutefois continuer la mobilisation de la population et l'éducation de nos jeunes générations quant aux vertus de la bonne gouvernance en tant que pilier du développement", a ajouté Bernadette Kanzayire.
Les autorités rwandaises font, depuis près d'une décennie, de la lutte contre la corruption une de leurs priorités et c'est dans cette perspective qu'elles, ont crée, en 2003, l'office de l'Ombudsman.
En 2014, le volume des malversations et autres détournements de fonds publics a été évalué à 970 000 dollars (selon des chiffres officiels).
Le président rwandais Paul Kagame avait lancé, en septembre 2014, un appel aux fraudeurs pour restituer les deniers de l'Etat.
Le ministère de la Justice avait publié, le même mois, la liste de 300 fonctionnaires publics condamnés au pénal depuis 2012 pour "détrournement de fonds publics". Une initiative qui vise, selon Pierre Célestin Bumbakare, chef du service juridique du ministère de la justice, à "inciter les coupables à rembourser de leur plein gré les sommes sans avoir à recourir à d'autres moyens".
"Plus de 90% de Rwandais font confiance au gouvernement pour sa politique de lutte contre la corruption alors que 30% d'entre eux réclament des sanctions plus sévères contre les fraudeurs", souligne le même rapport de Transprency International.