AA/Beyrouth (Liban)/ Hamza Takeen
Les députés libanais ont échoué jeudi, pour la treizième fois de suite, à élire un nouveau président pour succéder à Michel Suleiman, en raison d’un boycott qui a empêché l’Assemblée d’atteindre le quorum requis des deux tiers des députés.
Seuls 58 des 128 députés de l’Assemblée libanaise étaient présents à la séance de jeudi, alors que deux tiers du total doivent être présents pour que le vote soit considéré constitutionnel.
La présidence libanaise est vacante depuis que le mandat de six ans de l’ex-président Suleiman est arrivé à son terme, en mai dernier.
Le président de l’Assemblée, Nabih Berri, a fixé la date du 29 octobre courant pour une prochaine séance de vote.
L’Assemblée n’a jusqu’à maintenant pas été en mesure de choisir un nouveau président en raison du boycott systématique du vote parlementaire par les députés affiliés à l'Alliance du 8-Mars, menée par le Hezbollah.
L’Alliance n’a soutenu officiellement aucun des deux candidats qui se sont présentés, à savoir, le chef des «Forces libanaises» Samir Geagea et le député Henri Helou.
L’impasse politique du Liban reste entière alors que la guerre civile syrienne, en cours depuis trois ans, continue d’alimenter les tensions confessionnelles dans le pays, et que le Hezbollah chiite continue un soutien militaire au régime syrien, vivement condamné par les groupes sunnites locaux.