AA / Tunis / Yossra Wanness
Le Président du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, a déclaré, vendredi, que les Palestiniens n’ont pas besoin de médiation pour assurer la réconciliation parce qu’ils ne souffrent pas d’une scission.
Cette déclaration intervient après la rencontre du dirigeant du Hamas avec le Président tunisien Mohammed Moncef Marzouki au palais Présidentiel de Carthage et en réponse à une question concernant la lettre qu’avait envoyée le Président palestinien Mahmoud Abbass, au dirigeant du mouvement tunisien Annahdha, Rached Ghannouchi, lui demandant d’intervenir en médiateur pour unifier les rangs des Palestiniens.
« Hamas encourage tous les efforts d’unification et de réconciliation, mais les Palestiniens n’ont pas besoin de médiateur car il n’y a pas de scission entre eux, notamment après le lancement de la réconciliation entre les factions palestiniennes », a affirmé Mechaal.
Concernant les négociations directes avec Israël, Mechaal a affirmé : « Le Bureau (politique du Hamas) a une position claire à ce propos : les négociations directes avec la partie israélienne sont exclues, si nécessité il y a, les négociations seront indirectes conformément à la politique du mouvement ».
Moussa Abu Marzouk, membre du bureau politique de Hamas, avait déclaré, mercredi, que son mouvement serait contraint, sous la pression populaire, à mener des négociations directes avec Israël si jamais le blocus « étouffant » contre Gaza se poursuit.
S’agissant de la reconstruction de Gaza, Mechaal a déclaré : « le rôle de la communauté internationale est de contruire une infrastructure d’hôpitaux et de centrales électriques pour aider les habitants de Gaza à résister ».
« Le rôle que nous attendons de la Tunisie est d’intensifier les efforts de reconstruction et de secours», a poursuivi Mechaal.
Il a ajouté : «le Congrès de la reconstruction se tiendra le 12 octobre prochain au Caire et Hamas encourage tous les efforts de reconstruction mais elle demande à ce qu’ils soient accélérés».
Mechaal était arrivé en Tunisie plus tôt dans la journée du vendredi pour une visite de deux jours.
Les mouvements Hamas et Fatah avaient signé le 23 avril dernier un accord qui a mis fin à une scission de sept ans. Cependant, les deux mouvements s’accusent toujours mutuellement d'être à l'origine des transgressions faite à l'accord de réconciliation interpalestinienne.