AA – Bruxelles – Naz Altinsoy
Le Président des États-Unis Barack Obama et le Premier ministre britannique David Cameron ont averti la Russie d’une nouvelle série de sanctions à venir, jeudi 5 juin, lors d’une conférence de presse conjointe, après le sommet du G7 à Bruxelles, où la Russie était exclue.
Vu l’influence de la Russie sur les milices en Ukraine, cette dernière devrait assumer sa responsabilité pour les convaincre de mettre fin à la violence et d'initier un dialogue avec le Président ukrainien Petro Porochenko dont l'investiture aura lieu samedi 7 juin dit Obama.
"La Russie devrait reconnaître que le Président Porochenko est le président légitimement élu de l’Ukraine et collaborer avec le gouvernement de Kiev", a-t-il soutenu, ajoutant qu’il verra certainement Poutine lors des cérémonies du Débarquement allié en Normandie le 6 juin 1944. "Et si nous avons l’opportunité de discuter, je lui répéterai les mêmes messages que je lui ai transmis tout au long de la crise". “La Russie peut faire valoir un intérêt légitime en ce qui concerne la situation en Ukraine, compte tenu des liens historiques et des frontières que les deux pays ont en commun, mais en fin de compte, il appartient au peuple ukrainien de décider de son sort", a estimé le président américain.
"L’annexion d’une partie du territoire de son voisin par les forces armées russes est illégale et constitue une violation du droit international, et les activités déstabilisantes que nous observons, financées et encouragées par la Russie sont illégales et non-constructives", a fait remarquer Obama.
David Cameron a indiqué, de son côté, que les actes commis par la Russie sont absolument inacceptables et entièrement en contradiction avec les valeurs des pays démocratiques. C’est pourquoi la Russie ne fait plus partie du G7, a-t-il ajouté.
Le Premier ministre britannique a indiqué que le mois prochain sera décisif pour voir si Poutine a fait de son mieux pour mettre fin à la déstabilisation en Ukraine, en reconnaissant le président légitime Porochenko, en arrêtant le trafic d’armes à la frontière et en cessant de soutenir les groupes séparatistes. Dans le cas contraire, "des sanctions sectorielles s’écouleront", a prévenu Cameron.
Les relations entre l’Occident et la Russie demeurent tendues suite au conflit ukrainien.
Poutine accuse l’Occident d’être le promoteur de la crise ukrainienne avec un "coup d’État inconstitutionnel" perpétré à l’encontre du président Viktor Ianoukovitch.
Les États-Unis et l’Union européenne dénonce, de leur côté l’annexion de la Crimée, au mépris du droit international et le soutien de Moscou aux séparatistes dans l'Est de l’Ukraine.