AA – Washington – Naz Altinsoy
"Le peuple de Gaza a besoin d’espoir”, a déclaré le président américain Barack Obama, à l’issue du sommet États-Unis-Afrique, qui s’est déroulé mercredi soir.
"Je n’ai aucune sympathie pour le Hamas, mais j’en ai pour les gens ordinaires qui souffrent à Gaza", a-t-il continué.
Selon le président américain, il est temps de trouver une formule permettant d’assurer Israël que "Gaza ne sera plus une rampe de lancement pour de prochaines attaques", tout en offrant aux Palestiniens, la chance de l’ouverture de Gaza pour qu’ils se sentent pas enfermés.
Il faut reconnaître que sur le long terme, Gaza ne peut pas demeurer isolé du monde et incapable d’offrir certaines opportunités à sa population, notamment très jeune, comme l’emploi et la croissance économique, selon Obama.
"J’estime que certaines formules sont disponibles mais les dirigeants politiques doivent prendre des risques, a-t-il expliqué. Ils ont besoin de rétablir la confiance, ce qui est manifestement très difficile suite aux violences que nous avons témoigné. Je pense donc que nous n’y parviendrons pas facilement, mais le but des États-Unis est d’assurer la continuité du cessez-le-feu, que le processus de reconstruction de Gaza puisse commencer et que certaines mesures soient adoptées pour que le peuple de Gaza puisse sentir de l’espoir, et que le peuple d’Israël se sente assuré qu’il n’y aurait plus de tirs de roquettes comme c’était le cas les semaines précédentes".
Obama a ajouté qu’il a de la "sympathie" pour le travail effectué par les autorités palestiniennes en Cisjordanie, en coopération avec Israël et la communauté internationale. "Ils se sont montrés responsables. Ils ont reconnu Israël. Ils sont prêts à avancer pour arriver à une solution à deux États", a-t-il estimé.
Affirmant qu’Israël a le droit de se défendre face aux tirs de roquettes ciblant les zones d’habitations et accusant le Hamas d’agir de manière "extrêmement irresponsable", Obama a cependant fait part de sa tristesse concernant la mort des innocents à Gaza, dont des femmes et des enfants.