AA / Ankara / Hamza Gedikoğlu
"Quel avenir pour les ressources énergétique en Irak, après la chute des villes de Mossoul et de Trikit entre les mains des membres de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL) ?", telle est la question posée par Anadolu à une pléaide d'experts turcs dans le domaine énergitique.
"Les récents événements en Irak ne menaceront pas les ressources énergétiques de la région où vivent une majorité kurde", a déclaré le président de Global Resources Corporation (Londres) et de Bosphorus Energy Club (Istanbul), Mehmet Ogutcu.
"Les ressources pétrolières et gazières de l’Irak qui se trouve dans la région des kurdes, ne seront pas directement affectées par les affrontements", a souligné Ogutcu, affirmant que 17% des réserves de pétrole de l’Irak, sont entre les mains de l’EIIL.
Une telle situation constitue sans doute “ un fiasco total “ pour l’Irak, at-il regretté.
Par ailleurs, un professeur à l’Université de Gazi, le docteur Mehmet Akif Okur, a déclaré que l’Irak risque de s'enfoncer dans " une guerre civile", indiquant que l’EIIL avance vers Bagdad et tentera de contrôler les raffineries de pétrole".
"En cas de succès, l’EIIL l'utilisera comme un atout majeur et un moyen de pression", a-t-il estimé.
De son côté le directeur de l’économie de la Fondation pour la recherche politique, économique et sociale (SETA), Erdal Tanas Karagol, a déclaré que le renforcement de l’EIIL représente une "menace sérieuse et aura des retombées néfastes sur l'avenir du commerce et des investissements internationaux dans le secteur énergétique".