AA - Ankara - Nur Gülsoy
La Turquie notera un taux de croissance de 3,3% en 2014, a estimé le vice-Premier ministre turc, Ali Babacan qui s'est exprimé lors de la conférence de presse organisée pour le Programme gouvernemental à moyen terme (2015-2017).
Ali Babacan prévoit un taux de croissance de 3,3% en 2014 pour la Turquie. Dans le Programme gouvernemental à moyen terme, les estimations sont de 4% en 2015 et 5% en 2016 et 2017.
D'après le programme, le déficit du compte courant sera de 5,7% à la fin de 2014. Ce taux baissera à 5,2% à la fin de 2017.
En outre, le revenu national brut par capita s'élèvera 10 537 dollars d'ici fin l'année et haussera à 12 229 dollars à la fin de 2017.
Selon Ali Babacan, la vitesse de taux de croissance des économies en développement les dix prochaines années sera inférieure à celle des dix dernières. Les politiques mises en oeuvre après la crise de 2009 n'ont pas encore donné leur fruits et l'objectif pour une croissance durable et équilibrée n'est pas encore atteint.
En outre, Ali Babacan a fait remarquer la faiblesse du redressement dans la zone euro et a avertit contre le risque de déflation.
Le vice-Premier ministre turc a aussi commenté les activités de la Banque centrale américaine (Fed) dans la prochaine période, prévoyant qu'elle mène des politiques monétaires restrictives.
"Elle augmentera les taux d'intérêt jusqu'en fin 2017, a-t-il estimé. Au moins, c'est ce qu'elle déclare pour l'instant. De l'autre côté, la Banque centrale européenne poursuit ses politiques d'élargissement pour renforcer la croissance et se garder du risque de déflation. (...) L'amélioration de l'économie européenne importe beaucoup pour notre commerce et notre exportation. La Turquie profitera probablement de ces politiques d'élargissement. Cependant, les politiques restrictives de la Fed auront des impacts négatifs. Nous verrons tout cela dans les prochains mois et en 2015. Ce qui importe, c'est de les observer correctement et de réagir comme il le faut."
Le vice-Premier ministre turc a annoncé insister sur la question de croissance à partir du 1er décembre, où il deviendra le président du G20.