Jean Bosco Nzosaba
29 Septembre 2026•Mise à jour: 29 Septembre 2026
Le Burundi va accueillir prochainement des migrants expulsés des États-Unis d’Amérique, a déclaré mardi Nancy Ninette Mutoni, porte-parole de la présidence burundaise, lors d’une conférence de presse.
« Le Burundi va accueillir des migrants transférés par les États-Unis, une fois sur place, ils seront accompagnés pour faciliter leur intégration et leur cohabitation avec les populations, dans le respect des lois », a déclaré le porte-parole de la présidence burundaise.
Selon Nancy Ninette Mutoni, « les préparatifs se poursuivent concernant notamment le lieu d’accueil, les moyens de subsistance et les modalités de cohabitation avec les populations locales. ».
Elle a également précisé que ceux qui souhaiteront acquérir la nationalité burundaise en feront la demande. « Ceux qui en feront la demande et souhaiteront s’intégrer et contribuer au développement du pays pourraient voir leur situation examinée. Toute décision devra toutefois respecter les lois en vigueur », a-t-elle ajouté.
Le Burundi fait partie des 13 pays d’Afrique subsaharienne ayant signé un accord d’expulsion de force vers un pays tiers avec les États-Unis – rejoignant ainsi le Cameroun, le Cap-Vert, la République Démocratique du Congo, la Guinée équatoriale, l’Eswatini, le Ghana, le Libéria, la République centrafricaine, le Rwanda, la Sierra Leone, le Soudan du Sud et l’Ouganda.
Ces accords avec un pays tiers permettent au gouvernement américain d’expulser de son territoire les personnes qu’il souhaite voir partir, y compris celles dont la procédure d’immigration est en cours et qui bénéficient d’une protection juridique empêchant de les renvoyer dans leur pays car elles risquent d’y être torturées.