Wafae El Baghouani
22 Mai 2026•Mise à jour: 22 Mai 2026
AA / Istanbul / Wafae El Baghouani
Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a affirmé vendredi à Stockholm que « la Belgique est de retour sur la scène » de l’OTAN, mettant en avant l’augmentation des dépenses de défense de son pays et appelant les alliés à préserver leur unité face à la Russie.
S’exprimant à l’occasion de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN en Suède, le chef de la diplomatie belge a indiqué que Bruxelles avait réalisé « l’effort proportionnellement le plus conséquent de l’ensemble des alliés » en matière de défense.
« Nous sommes maintenant au fameux 2 %, auquel s’ajoute 1,5 % supplémentaire d’investissement en matière de sécurité et de défense complémentaires », a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.
Prévot a souligné l’engagement militaire de la Belgique au sein de l’Alliance, rappelant la présence de troupes belges en Roumanie ainsi que la mobilisation d’avions de chasse dans les espaces aériens islandais et baltes « pour la sécurité de l’Arctique ».
Il a également confirmé la participation de la Belgique à la coalition défensive menée par la France et le Royaume-Uni dans le détroit d’Ormuz, avec le déploiement d’un chasseur de mines destiné à sécuriser les voies maritimes « lorsque les conditions le permettront ».
Le ministre belge a estimé que l’adhésion de la Suède à l’OTAN constituait « l’un des résultats de la guerre d’agression lancée par Poutine ».
« Il y a quatre ans, la Suède n’était pas membre de l’OTAN. Aujourd’hui, c’est elle qui nous accueille. Cela veut dire que l’un des résultats, c’est plus d’OTAN, plus d’Europe, plus d’unité », a-t-il déclaré.
Prévot a par ailleurs mis en garde contre toute division publique entre alliés.
« Les seuls qui profitent alors de ce spectacle avec un peu de popcorn, c’est précisément les leaders iraniens ou le président Poutine », a-t-il affirmé, appelant à réaffirmer l’unité de l’Alliance lors du prochain sommet de l’OTAN prévu à Ankara.
Le ministre belge a enfin insisté sur la nécessité pour l’Europe d’assumer davantage sa part de responsabilité sécuritaire « non pas parce que c’est exigé par quiconque, mais parce que c’est nécessaire vu la menace qui subsiste venant de Russie ».