AA / New York / Mohamed Tarek
Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a souligné que Ankara souhaite voir une Egypte « forte et stable » et qu’elle ne s’emploie pas à imposer quoi que ce soit au Caire, affirmant en même temps que la Turquie ne fera pas partie d’aucun accrochage armé en Irak ou en Syrie, a constaté le correspondant d’Anadolu. .
Le Premier ministre turc animait un point de presse au siège des Nations Unies, jeudi après-midi, à New York en marge de la visite qu’il effectue, actuellement, à la tête d’une délégation turque aux Etats Unis d’Amérique.
Davutoglu a souligné que « L’Egypte est un pays extrêmement important pour la stabilité de la région, et le peuple égyptien dispose de relations excellentes et amicales et Le Caire était ma deuxième demeure lorsque j’y poursuivais mes études durant les années 80 du siècle dernier ».
En réponse à une question portant sur l’avenir des relations égypto-turques, le chef du gouvernement turc a précisé : « Je connais le peuple égyptien et nous respectons le peuple égyptien comme nous respectons le rôle égyptien et je demeure persuadé que l’Egypte établira d’excellentes relations avec tous les et la Turquie n’imposera rien à l’Egypte ».
Il a, abondé dans le même en sens en estimant qu’il « n’y a point de stabilité dans la région sans l’Egypte et la Turquie souhaite établir de bonnes relations avec l’Egypte ».
Davutoglu a, néanmoins, nuancé ses propos en relevant que « nous ne reconnaissons pas un coup d’Etat militaire qui emprisonne un président élu (allusion faite à l’ancien président égyptien Mohamed Morsi) et qui place des milliers d’opposants dans les prisons et émet des condamnations à mort collectives par centaines ».
« Tout cela impacte sur nos relations outre la position affichée à l’égard de Gaza », a-t-il martelé.
Le Chef du gouvernement turc a fait observer que « La Turquie souhaite voir une Egypte forte et une Egypte stable, pour la Turquie, nous ne nous sommes pas opposés au poids historique de l’Egypte ni à sa stabilité politique, nous voulons que l’esprit et la flamme de la Place Tahrir demeurent vives, l’esprit de la Place Tahrir qui a inspiré la liberté à des millions d’Arabes et dans le monde, y compris la Turquie ».
La Place Tahrir dans le Centre du Caire est l’icône de la révolution du 25 janvier 2011 qui avait mis fin au pouvoir de l’ancien président égyptien Mohamed Hosni Moubarak.
Davutoglu n’a pas cependant formulé l’espoir de voir « une nouvelle orientation en Egypte et une atmosphère plus tolérante ».